La calicivirose féline : symptômes, traitement et prévention

Date : 28/11/2019 - Catégorie : Les maladies du chat

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La calicivirose féline : symptômes, traitement et prévention

La calicivirose féline est une maladie virale causée par un calicivirus. Comme ce dernier peut être de multiples formes, le chat atteint peut développer plusieurs types de symptômes et manifester différents états. En effet, certains matous sont très malades, quand d’autres sont peu touchés ou uniquement porteurs sains. Découvrez les caractéristiques de cette pathologie, les symptômes possibles, les modes de traitements à envisager et la prévention à mettre en place pour protéger votre animal.

Qu’est-ce que la calicivirose féline ?

La calicivirose, ou FCV, est une maladie virale féline provoquée par un virus de la famille des calicivirus. Ce virus se décline en plusieurs variantes qui entraînent des symptômes variables selon la souche du virus en cause et peut donc être plus ou moins grave. Ainsi, l’animal peut être porteur sans manifester de symptôme ou bien être atteint de manière chronique et violente.

Cette maladie touche surtout les voies respiratoires du chat. Elle se transmet par la salive, les sécrétions nasales, les sécrétions oculaires, les urines et les excréments contaminés. Malheureusement, le virus est très résistant dans le milieu extérieur, même en cas de désinfection de l’environnement. Il est donc conseillé de vacciner les chats, qu’ils aient un accès ou non à l’extérieur, car le virus peut être ramené chez soi par le biais des vêtements, des chaussures et d’objets souillés. Un animal malade peut excréter le virus pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois après son infection.

On distingue deux formes d’infection par ce virus :

Quels sont les symptômes de la calicivirose féline ?

Les symptômes de la maladie varient selon la souche incriminée et l’évolution du virus. Néanmoins, on peut observer certains symptômes, dont voici les plus fréquents :

D’autres symptômes peuvent se manifester, mais de manière plus rare :

Bien souvent, les chats malades perdent l’appétit en raison des symptômes et des douleurs. En effet, manger devient difficile lorsqu’ils peinent à respirer et que leur bouche est douloureuse par la présence de lésions et de gingivites.

Le diagnostic de la calicivirose féline

L’observation des seuls symptômes ne suffit pas à confirmer le diagnostic de la calicivirose, car ils sont communs à d’autres pathologies. Bien souvent, la maladie est confondue avec le coryza, car elle lui ressemble, mais comme la guérison ne survient pas, le praticien peut suspecter autre chose.

Généralement, le diagnostic ne peut être confirmé que par un prélèvement buccal qui permettra d’effectuer une recherche par PCR.

Comment traiter la calicivirose féline ?

Il n’existe pas à ce jour de traitement efficace contre la calicivirose. D’ordre général, le vétérinaire cherchera avant tout à soulager les différents symptômes au fur et à mesure de leur apparition afin de soulager le confort du chat. En parallèle, le praticien prescrit des antibiotiques afin d’éviter tout risque de surinfection bactérienne et des corticoïdes pour soulager l’animal et améliorer la résistance de son système immunitaire. Dans les cas les plus graves, le vétérinaire peut prescrire de l’interféron.

Peut-on prévenir la calicivirose féline ?

En raison des modes de transmission directs et indirects du virus, la prévention ordinaire à appliquer pour éviter la calicivirose féline consiste à respecter certaines mesures sanitaires. Il est recommandé de changer vos vêtements si vous avez été au contact d’un chat malade ou d’un animal inconnu, de bien vous laver les mains avant de toucher votre petit compagnon, de retirer vos chaussures avant même d’entrer chez vous et de les conserver dans un endroit isolé de votre matou. Veillez à désinfecter soigneusement votre habitation et à maintenir les lieux de vie de votre chat bien propres. N’oubliez pas que le virus survit longtemps en milieu extérieur, alors ne lésinez pas sur le nettoyage !

Par ailleurs, si votre chat est atteint par le virus, gardez-le isolé et évitez qu’il ne contamine d’autres félins.

En outre, la prévention peut être possible grâce à la vaccination. Que votre chat vive en intérieur ou qu’il ait accès à l’extérieur, il doit être vacciné pour être protégé. En effet, comme nous l’avons vu, le virus peut être rapporté involontairement par vos soins ou par un objet souillé. Votre chat peut être vacciné dès l’âge de 8 semaines. La première année, il devra subir deux injections espacées de 3 à 4 semaines. Par la suite, un rappel annuel suffit pour préserver l’efficacité du vaccin. Toutefois, si votre chat a de forts risques de contamination, le vétérinaire peut recommander un autre protocole de vaccination et notamment une troisième injection de primovaccination.

Attention toutefois, car la vaccination ne suffit pas à protéger pleinement votre animal, car le calicivirus peut avoir plusieurs formes et muter. Le vaccin peut ne pas empêcher votre chat de tomber malade ou d’être porteur sain. En revanche, la vaccination permet de réduire les symptômes et parfois même la contamination d’autres chats en cas de contact.

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