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L’anaplasmose chez le chien : symptômes, traitement et prévention

L’anaplasmose chez le chien : symptômes, traitement et prévention

L’anaplasmose est une maladie transmise par les tiques elles-mêmes infestées par une bactérie, l’anaplasma phagocytophilum. Difficile à déceler, elle provoque l’apparition de symptômes plus ou moins graves quelques semaines ou plusieurs mois après la morsure. Si elle est facile à soigner, il est important de consulter très rapidement pour mettre en place le traitement approprié au plus vite, sans quoi elle peut être mortelle. Découvrez les caractéristiques, les symptômes, le traitement et la prévention de cette maladie dangereuse.

Qu’est-ce que l’anaplasmose chez le chien ?

L’anaplasmose est une maladie grave – voire mortelle si elle n’est pas soignée – qui est transmise par certaines tiques. Les parasites porteurs de la bactérie Anaplasma phagocytophilum la transmettent au chien lors de la morsure. Une fois dans l’organisme de son nouvel hôte à quatre pattes, la bactérie se développe et s’attaque aux globules blancs pour les détruire. Elle s’en prend en particulier aux granulocytes neutrophiles et aux polynucléaires neutrophiles fabriqués au niveau de la moelle osseuse. Toutes les tiques ne sont pas des sources de la maladie, ce sont essentiellement la tique du chevreuil et la tique occidentale à pattes noires.

La maladie est très difficile à identifier, notamment parce que les symptômes ne se manifestent pas avant plusieurs mois. La présence de la tique est donc oubliée depuis longtemps et faire le rapprochement est, dans ce cas, complexe, quand l’insecte n’est pas tout simplement passé inaperçu !

Si l’anaplasmose ne peut être transmise à l’homme par le chien, il en existe une forme humaine provoquée également par les tiques.

Lorsqu’elle est diagnostiquée et traitée à temps, la maladie n’est généralement pas mortelle. Toutefois, l’âge du chien a de l’importance, car l’organisme d’un vieux toutou est plus fragile. Il se peut alors que l’animal décède malgré tout des effets secondaires de l’infection.

Quels sont les symptômes de la maladie ?

Malheureusement, les symptômes de l’anaplasmose se déclenchent généralement plusieurs mois après la morsure. Tout dépend de l’état général de l’animal ; sur un toutou âgé et plus faible, ses effets peuvent être visibles plus tôt.

Voici les signes qu’il vous faudra surveiller :

  • Une forte fièvre à plus de 39°C
  • Une perte d’appétit et de poids
  • Une augmentation de la sensation de soif et du besoin de boire
  • De la rétention d’eau provoquant des œdèmes
  • De la toux
  • De l’anémie
  • Une pâleur des muqueuses
  • Un état de fatigue générale, d’abattement, de léthargie
  • Une déprime
  • Une inflammation de l’uvée
  • Des hémorragies sous-cutanées (pétéchies)
  • Des douleurs articulaires et des boiteries inexpliquées
  • Un gonflement des ganglions lymphatiques
  • Une polyarthrite
  • Des troubles de la coordination des mouvements

Au moindre symptôme suspect, consultez votre vétérinaire sans attendre, car votre chien a pu être mordu par une tique plusieurs semaines ou mois auparavant et avoir contracté l’anaplasmose. Il peut également être atteint de la maladie de Lyme en même temps. En effet, cette co-infection n’est malheureusement pas si rare.

Dans tous les cas, surveillez régulièrement le pelage de votre chien à la recherche de parasites, idéalement après chaque promenade. Si vous notez la présence d’une tique, retirez-la aussitôt à l’aide d’un tire-tique pour éviter que les crocs ne restent plantés et désinfectez la morsure. La contamination se fait rarement en moins de 48 heures de morsure (c’est-à-dire de présence de l’insecte sur son hôte) ; en agissant vite, vous pouvez donc réduire le risque d’infection. Surveillez toujours l’évolution de la zone mordue dans les jours qui suivent le retrait de la tique.

Peut-on soigner l’anaplasmose chez le chien ?

L’observation de l’état général du chien ne suffit pas pour identifier une anaplasmose. Le vétérinaire doit effectuer plusieurs examens pour établir un diagnostic, comme un bilan sanguin, une sérologie et une PCR (amplification en chaîne par polymérase). Ceux-ci permettent notamment de constater l’impact de la pathologie sur les globules blancs, les globules rouges et les plaquettes.

Une fois la maladie confirmée, le praticien prescrit un traitement à base d’antibiotiques – notamment la doxycycline – dosés en fonction de l’âge du chien, de son poids et des résultats des différents examens. Les symptômes disparaissent généralement en l’espace de deux à trois jours. De nouveaux examens sont réalisés au bout de deux semaines pour s’assurer de la complète disparition de la bactérie.

Si la maladie se soigne bien, il est indispensable de consulter à temps, car faute de soins appropriés, elle peut être mortelle pour le chien.

Est-il possible de prévenir l’anaplasmose ?

Le seul moyen de prévenir l’anaplasmose est d’éviter que le chien soit mordu par des tiques. En conséquence, il est impératif de protéger l’animal à l’aide de produits antipuces et anti-tiques à lui administrer toutes les quatre semaines. Ils sont utiles à titre préventif comme curatif, à condition d’acheter des doses adaptées au poids et à l’âge du chien. Les produits vendus chez le vétérinaire sont les plus efficaces.

En outre, inspectez le pelage de votre chien après chaque promenade dans la nature. Si vous notez la présence d’une ou plusieurs tiques, retirez-les au plus vite avec un tire-tique et désinfectez la zone.

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